Il faut rappeler que G. Kerviel a déjà expliqué que la direction de la Société Générale n'a jamais douté de ses opérations pendant qu'elles leur rapportaient de l'argent. Dès que la situation a échappé au contrôle, le trader a été déclaré hors la loi.

C'est le 11 juin 2008 qu'on a appris que la direction de la Société Générale était au courant des opérations de G. Kerviel. En particulier, d'après les documents de la banque, c'est en avril 2007 que le comité bancaire de la comptabilité intérieure a parlé de ses doutes à propos de la légalité des opérations boursières de G. Kerviel. Mais la direction de la Société Générale n'a pris aucune mesure.

Selon les données de l'instruction, le trader a réussi à créer plusieurs positions fictives s'élevant à près de 50 milliards d'euro.  Vincent Guyot, un des inspecteurs financiers de la Société Générale, explique que l'utilisation des positions fictives (virtuelles) n'est pas illégale. Les traders créent souvent ce type de positions pour la régulation des prix, l'assurance des risques et d'autres cas. C'est pourquoi, comme l'assure la banque, les fraudes de G. Kerviel n'ont pas été remarquées à temps.