l'UE négociera avec la Suisse
Par etoile, vendredi 8 juin 2007 à 12:07 :: Fiscalités :: #33 :: rss
L'Union européenne (UE) entend négocier avec la Suisse dans leur différend sur la fiscalité. Le Conseil des ministres de l'UE a donné lundi son feu vert à la Commission européenne pour entamer de tels pourparlers. Les ministres des affaires étrangères des 27 se sont accordés sans discussion sur le mandat de négociation demandé par Bruxelles. La commissaire aux affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner s'est montrée satisfaite de l'attribution du mandat pour des «discussions avec la Suisse», a-t-elle indiqué dans un communiqué. |
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Le Conseil fédéral rejette pourtant toute négociation avec Bruxelles. Il ne s'est, jusqu'à présent, dit favorable qu'à des discussions de clarification. Pour Berne, les questions fiscales n'ont en effet aucun rapport avec l'Accord de libre-échange conclu en 1972 entre la Suisse et l'Union européenne. Devant des médias internationaux à Genève, la présidente de la Confédération a répété qu'il n'y a rien à négocier. «Il y a clairement une divergence sur ce sujet avec l'UE. Cela m'inquiète car la Suisse a des relations très intenses avec elle», a ajouté Micheline Calmy-Rey. Fin avril, le ministre des finances avait proposé une baisse des impôts sur les bénéfices des entreprises suisses. Non sous la pression de l'UE mais parce qu'on constate une baisse marquée de la fiscalité en la matière dans d'autres pays ces dernières années, avait expliqué Hans-Rudolf Merz. Coïncidence: le parlement d'Appenzell Rhodes-Extérieures s'est prononcé lundi pour l'abaissement à 6 % de son impôt sur les entreprises. Le demi-canton deviendrait ainsi le plus intéressant fiscalement pour les sociétés et rivaliserait avec l'Irlande qui est actuellement le deuxième pays le plus attractif pour les sociétés en Europe derrière Chypre. La présidence allemande de l'UE estime que les privilèges fiscaux, accordés par les cantons et contestés par Bruxelles, servent d'appât à la délocalisation de certains services d'entreprises européennes et à leur transformation en sociétés holding suisses. Cette situation peut donc aboutir à une concurrence déloyale pour des entreprises de l'UE, ajoute Berlin. La Commission européenne avait considéré mi-février que les privilèges fiscaux accordés aux sociétés holding, administratives et mixtes n'étaient pas en adéquation avec l'accord bilatéral de libre-échange. Bruxelles avait du même coup demandé un mandat aux Etats de l'UE pour négocier avec la Suisse. Sorce : info.rsr.ch |

L'Union européenne (UE) entend négocier avec la Suisse dans leur différend sur la fiscalité. Le Conseil des ministres de l'UE a donné lundi son feu vert à la Commission européenne pour entamer de tels pourparlers. 
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